Mur et contreforts de la façade occidentale de la mosquée. Si la plupart des panneaux sont soit exclusivement à décor géométrique, les plus nombreux[235], soit à décor purement floral et végétal, il existe, en plus de ces deux catégories, des panneaux à décor mixte. Voir plus d'idées sur le thème kairouan, tunisie, tunisie tourisme. Voûte d'arêtes couvrant le troisième porche de la façade occidentale. La distribution des colonnes de la salle de prière conserve clairement, en dépit de quelques remaniements, l'empreinte d'une organisation visant l'obtention d'un effet esthétique ; cette recherche utilise le principe de la symétrie des formes et des couleurs[123],[194]. Près de son centre se trouve un cadran solaire horizontal à quatre gnomons, auquel on accède par un petit escalier dont les marches et les contremarches sont en marbre blanc. Les contreforts des côtés est et ouest sont généralement plus massifs et plus saillants que ceux des côtés nord et sud. L'ethnologue et archéologue français Lucien Golvin estime pour sa part qu'il ne s'agit pas d'un ancien mihrab, mais d'une construction à peine ébauchée qui sert peut-être de support aux panneaux de marbre, et remonterait soit aux travaux de Ziadet Allah Ier (817-838), soit à ceux d'Abou Ibrahim Ahmed aux alentours des années 862-863[216]. Dans ces dernières, il est composé d'enroulements d'où émanent des fleurons à trois lobes que les involutions d'une tige souple, caractérisées par une symétrie rigoureuse, enlacent tout en paraissant s'en évader. Occupant le portique nord de la cour, il fait face au portique sud, qui précède la salle de prière, et se positionne quasiment dans l'axe de celle-ci[141]. Des fleurs à quatre pétales occupent le centre de ces derniers. Sur les vantaux, formés de petits panneaux entrelacés au dessin rectangulaire ou dérivé du rectangle, sont fixées des bandes de tôle (trois pour chaque vantail) renforcées de clous à tête ronde[181]. Il fait précéder cette dernière d'un portique (le portique sud de la cour) d'une profondeur de deux travées, et lui ajoute une coupole le surmontant en son milieu[67]. Vue de la partie inférieure du minaret (face sud). Ces panneaux, qui mesurent chacun 60 sur 40 centimètres[213] pour 4 centimètres d'épaisseur[214], sont séparés par des montants et des traverses de dix centimètres de largeur[212]. À environ deux mètres du sol, sous la rangée supérieure des panneaux de marbre, court une inscription coufique dont les lettres se détachent sur le fond uni des traverses[212] ; elle comporte la sourate Al-Ikhlas, la 112e sourate du Coran, qui proclame le tawhid (dogme musulman de l'unicité divine)[218] : « Au nom d'Allah, le Clément, le Miséricordieux. Reproduction de la paroi du mihrab au musée national d'art islamique de Raqqada, permettant d'avoir une vue aisée de l'ensemble des panneaux. Elles présentent un décor de rinceaux et de fleurons sur fond rouge qui est constitué de carrés à côtés concaves dans lesquels sont inscrites des fleurettes à quatre pétales de couleur verte et bleue, et chaque pétale possède, à son extrémité, un bourgeon entouré par deux rinceaux évasés. Le décor de cette série est généralement géométrique avec une ordonnance rayonnante de bandes claires, de faisceaux et de surfaces lancéolées ou triangulaires qui sont disposées en croix où cantonne un carrée ou un cercle central. En forme de tronc de cône renversé, il est coiffé d'un abaque richement sculpté, lequel est surmonté d'un mince bandeau épigraphique en caractères coufiques. Figurant, depuis le décret beylical du 13 mars 1912, sur la liste des monuments historiques et archéologiques classés et protégés en Tunisie[12],[13], elle a également été classée, avec l'ensemble historique de Kairouan, au patrimoine mondial de l'Unesco en 1988[1]. L'escalier, surmonté d'une voûte en berceau, permet d'accéder aux étages et aux promenoirs du minaret[144],[148]. Quelques siècles après sa fondation, la Grande Mosquée de Kairouan fait l'objet de nombreuses descriptions de la part d'historiens et de géographes arabes du Moyen Âge. Elle a pris le nom d'une sainte locale (Lalla Rihana), dont le tombeau était autrefois situé aux alentours, La deuxième, débouchant sur la première travée du portique oriental de la cour, a un linteau et des, La troisième, ouvrant sur le portique oriental de la cour, possède un cadre mouluré en marbre blanc. Il fit ensuite le mihrab », « l'émir donna au mihrab cette parure merveilleuse, employant le marbre, l'or et autres belles matières », « La Grande Mosquée est dédiée à Okba où il y a un célèbre collège où l'on va étudier des endroits les plus reculés de ce royaume : on y enseigne à lire et écrire la grammaire arabe, les lois et la religion. Hédi Slim, Ammar Mahjoubi, Khaled Belkhodja et Abdelmajid Ennabli. Surmontée d'une fenêtre grillagée de forme rectangulaire, elle est précédée d'un porche peu profond qui présente un arc appareillé en plein cintre outrepassé reposant, par l'intermédiaire d'impostes bordées de moulures en marbre blanc, sur deux colonnes, également en marbre blanc, coiffées de chapiteaux différents, La quatrième, débouchant pareillement sur le portique oriental de la cour, est devancée par un porche peu profond semblable à celui de la troisième porte ; à la différence de cette dernière, elle est surmontée d'une niche rectangulaire aveugle, Mur d'enceinte et porches des façades orientale et méridionale, de répartir, correctement et régulièrement, les charges transmises par les arcs aux colonnes, d'absorber les écarts dans la transmission de ces charges, d'assurer la souplesse de la structure, limitant la fissure des arcs. Les autres faces, orientées au nord et à l'ouest, sont percées d'étroites et longues ouvertures en forme de meurtrières qui complètent le système d'éclairage et d'aération[142]. Dans l'intervalle des clous, des chanfreins sont réalisés sur les arêtes des battements. Celle-ci est nécessaire aux ablutions des fidèles. La salle de prière se trouve du côté méridional de la cour ; on y accède par dix-sept portes en bois de cèdre sculpté[162]. Voir plus d'idées sur le thème kairouan, tunisie, mosquée. Bien qu'ayant une apparence sévère, les façades de l'enveloppe murale, scandées de puissants contreforts et d'imposants porches, dont certains sont surmontés de coupoles, confèrent au sanctuaire un aspect jugé saisissant et plein de grandeur[43],[44]. Ce total de 546 colonnes n'inclut pas quelques dizaines de colonnettes, d'une hauteur inférieure à 1,5 mètre, qui ornent la coupole du mihrab, celle du. Il est formé de plusieurs étages (jusqu'à huit) circulaires et ajourés de porte-lampes, suspendus par des chaînes. La plus grande partie du minaret, œuvre des princes aghlabides datée de la première moitié du IXe siècle[53], est constituée d'assises régulières de moellons taillés avec soin, de 12 à 13 centimètres de haut, conférant ainsi à l'ouvrage une homogénéité et une unité stylistique jugées admirables[154]. Ce décor est constitué d'une rosace, d'entrelacs géométriques et de fleurs. El Jem Amphitheatre. Celle du milieu, la plus grande, se présente comme un défoncement à fond plat, terminé à sa partie supérieure par un arc appareillé à cinq lobes, retombant sur deux abaques en forme de tronc de pyramide renversé qui reposent sur deux colonnettes de marbre à chapiteaux composites[202]. Gros plan sur l'oculus à six lobes ornant le milieu de la face sud de la base. 2017 - Kairouan, dont le nom signifie étymologiquement en arabe « caravansérail », est une ville du centre de la Tunisie et le chef-lieu du gouvernorat du même nom. III) La Grande mosquée de Kairouan, en Tunisie IV) La mosquée al-Aqsa, à Jérusalem, en Palestine V) La mosquée des Omeyyades à Damas, en Syrie VI) La Grande mosquée de Xi'an, en Chine VII) La Grande mosquée de Cordoue, en Espagne VIII) La mosquée Al Azhar au Caire, en Egypte IX) La mosquée Koutoubia à Marrakech, au Maroc | Grand Mosque of Sidi Okba, Qayrawān, Tunisia. Vue du minaret depuis l'arcade centrale du portique sud de la cour. Français : Plan de la Grande Mosquée de Kairouan - Tunisie العربية: رسم بياني للمسقط الأفقي لجامع عقبة بن نافع بالقيروان - تونس Date Elle est située approximativement au milieu du mur de la qibla de la salle de prière. Achevé en 1028 de l'hégire », « de l'avis général, l'une des collections de parchemins les plus importantes du monde musulman et la plus célèbre », Ce statut de quatrième ville sainte de l'islam ne fait pas l'unanimité. Les deux autres claustras, identiques et symétriques, montrent un décor essentiellement composé de rosaces étoilées à huit branches[227]. Il présente quatre panneaux carrés ajourés. Cependant, les historiens et géographes arabes du Moyen Âge Al-Maqdisi et Al-Bakri ont mentionné l'existence, autour des Xe – XIe siècles, d'une dizaine de portes nommées différemment de celles d'aujourd'hui : Bab as-Simat qui donne sur l'artère principale de Kairouan, Bab as-Sarrafin (porte des échangeurs), Bab al-Rahadina (porte des marchands d'étoffe), Bab al-Sabbaghin (porte des teinturiers), Bab al-Haddadin (porte des forgerons), Bab Souk al-Khamis (porte du marché du jeudi), Bab as-Sawmaà (porte du minaret) qui se trouvait dans le mur nord de la mosquée, Bab al-Khassa (porte des notables) par où entrent le souverain et sa suite, etc. Celui-ci est percé de seize fenêtres rectangulaires, inscrites dans des arcatures outrepassées et peu profondes[128],[111]. Parmi les inscriptions, l'une d'elles atteste qu'il s'agit d'un don effectué à la mosquée par le prince ziride Al-Muizz ben Badis (règne de 1016 à 1062). Toutes les personnes qui la voient n'hésitent pas à déclarer qu'il serait impossible de trouver ailleurs un plus beau monument », « très beau morceau d'architecture, homogène et conçu d'un seul jet, au, « Je demande à Dieu de me préserver de Satan, le lapidé [...] Ceci a été fait par ordre de l'émir vénérable et béni Abû Zakariyâ... », « Louange à Dieu. Le titre de chaque sourate est indiqué par un rectangle encadré d'entrelacs dorés dans lequel figurent le nom de la sourate et le nombre de ses versets, et d'où émane une palmette stylisée dorée soulignée de bleu[312],[311]. Ce plafond béni fut restauré sous la direction du cheikh, l'imam, le jurisconsulte, le savant très docte, le prédicateur Abul Bahâ Jamâl Eddin, fils du jurisconsulte, le marabout Abul Abbâs Ahmad de la lignée du cheikh Abul Qâsim... »[295],[42], et celui de l'artisan qui a réalisé l'œuvre, Muhammad al-Gafsi, ainsi que la date d'exécution, 1028, suivant le calendrier hégirien : « Ceci est ce qu'a fait l'esclave qui a besoin de Dieu, Muhammad, fils d'Abul Nour, fils d'Ahmad al-Gafsi. Des banquettes de briques se trouvent à la base du mur, notamment entre les contreforts. Il est meublé d'entrelacs géométriques, qui dessinent des motifs en croix. Elle est décorée sur les trois côtés d'arabesques végétales exubérantes et enchevêtrées[254], de motifs géométriques divers et de panneaux ajourés en perles et pirouettes. Dieu leur fasse miséricorde ! Gros plan sur le porche de Bab al-Gharbi, ouvert par un arc outrepassé brisé encadré d'une moulure. Les vantaux sont garnis de fausses pentures en tôle découpées sur les bords et fixées sur le bois par des clous à tête ronde. Ce plafond béni fut restauré sous la direction du cheikh, l'imam, le jurisconsulte, le savant très docte, le prédicateur Abul Bahâ Jamâl Eddin, fils du jurisconsulte, le marabout Abul Abbâs Ahmad de la lignée du cheikh Abul Qâsim... », « Ceci est ce qu'a fait l'esclave qui a besoin de Dieu, Muhammad, fils d'Abul Nour, fils d'Ahmad al-Gafsi. Son abaque en pierre est sculpté d'un décor végétal. L'aménagement des plafonds de la salle de prière est réalisé de façon similaire aussi bien pour les nefs, orientées perpendiculairement au mur de la qibla, que pour la travée qui longe celui-ci. De part et d'autre du minaret, se trouvent deux autres salles à usage d'entrepôt. Il est couronné, aux extrémités de son axe nord-sud, par deux coupoles différentes d'aspect, dont celle de droite est la coupole du mihrab. Parmi les auteurs qui ont écrit sur le sujet, et dont les récits nous sont parvenus[80], figurent Al-Bakri (géographe et historien andalou mort en 1094 qui a consacré un récit suffisamment détaillé à l'histoire et à la description de la mosquée dans son ouvrage Description de l'Afrique septentrionale), Al-Nowaïri (historien égyptien mort en 1332) et Ibn Nagi (jurisconsulte et hagiographe kairouanais mort aux alentours de l'année 1435)[81]. Dans l'histoire de l'art, son minaret à trois étages est considéré comme un chef-d'œuvre et un modèle parmi les monuments les plus prestigieux de l'architecture musulmane[89]. Par la suite, voyageurs, écrivains et poètes occidentaux passés par Kairouan laissent des témoignages parfois empreints de vive émotion voire d'admiration sur la mosquée. D'autres parchemins et des Corans calligraphiés, comme celui dit de la Hadinah (Coran de la nourrice), copié et enluminé par le calligraphe Ali ibn Ahmad al-Warraq pour la nourrice du prince ziride Al-Muizz ben Badis vers 1020[308],[309], se trouvaient également dans cette bibliothèque avant d'être transférés au musée de Raqqada[310]. Les sept premières assises du minaret sont faites de pierres antiques de grand appareil provenant de sites romains et byzantins, dont certaines portent des inscriptions latines[149]. Vue de la tour d'angle sud-ouest en grande partie en pierres de petit appareil. Le soin apporté à l'ouvrage est souligné dans la première partie du texte épigraphique — « À Bab al-Bahou apparaît une éclatante beauté. Cette mosquée, également appelée mosquée Oqba Ibn Nafi, a été fondée en 670 apr. Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Mohamed Kerrou, « La Grande Mosquée de Kairouan : l'imam, la ville et le pouvoir », musée national d'art islamique de Raqqada, Institut de recherche sur le Maghreb contemporain. Le motif cordiforme, très fréquent dans les reliures kairouanaises, se trouve sous une forme plus ou moins stylisée sur nombre de sculptures d'époque fatimide[313]. Plafond en bois à solives apparentes du porche de Bab al-Ma. Les arcatures en plein cintre, situées entre celles encadrant les trompes, surmontent des arcatures polylobées (à neuf lobes). Il est ouvert par un arc brisé. Parmi les oulémas kairouanais de l'époque contemporaine figure Mohamed ben Mohamed Salah al-Joudi (1862-1943), auteur d'une histoire des cadis de la ville analysée par Jacques Berque, et d'un dictionnaire biographique de ses savants et de ses saints. Des recherches ont permis de conclure qu'elle se trouvait à l'entrée d'une chambre adjacente à la maqsura qui sert de nos jours de salle d'audience à l'imam. Ces dernières sont coiffées de chapiteaux variés en majorité romains et byzantins, mais plusieurs appartiennent à une époque postérieure et sont de style hafside. Ces carreaux lustrés à décors variés comportant des ornements géométriques mais surtout floraux et végétaux, qui sont composés de fleurs stylisées, de palmettes asymétriques et de feuillages sur fond de hachures et de damiers, appartiennent à deux séries : l'une polychrome (87 carreaux) est caractérisée par une plus grande richesse de tons allant de l'or clair au jaune clair, sombre ou ocre et du rouge brique au brun laqué ; l'autre monochrome (74 carreaux) est d'un beau lustre qui va de l'or fumé à l'or vert[82]. À l'époque de sa plus grande splendeur, entre les IXe et XIe siècles, Kairouan est l'un des plus grands centres de la civilisation musulmane[318],[319], et sa réputation comme foyer d'érudition s'étend à l'ensemble du Maghreb[320]. La différence de hauteur est compensée par le développement variable des bases, des chapiteaux et des sommiers[165]. Achevé en 1028 de l'hégire »[297],[74]. Les trois chaînes, réunies par un anneau de suspension, sont fixées chacune au plateau par un fleuron en forme d'amande[314]. Ainsi ornée, nous la daterons en disant avec raison : la belle porte a été remise à neuf », « Au nom de Dieu, ce que Dieu veut arrive. Les murs se caractérisent par leur grande épaisseur qui atteint 3,3 à 3,4 mètres dans la partie inférieure du premier niveau[146],[147]. Durant cette période, la Grande Mosquée de Kairouan est à la fois un lieu de prière et un centre pour l'enseignement des sciences islamiques selon le courant malikite[321],[322]. Celles-ci, séparant les vingt-quatre cannelures, sont supportées par des corbelets. Gros plan sur une porte de la façade orientale (deuxième à partir de l'extrémité sud), flanquée de deux fines colonnes. La composition axée présente, de part et d'autre d'un arbre stylisé, des boucles renfermant des feuilles de vigne, des pommes de pin et des grappes pendantes. Ces tablettes, sorte de coussins en bois, permettent : Les tirants en bois, qui s'enfoncent généralement à la base de l'imposte, relient les colonnes entre elles et maintiennent l'écartement des arcs, renforçant ainsi la stabilité de l'ensemble des structures sur lesquelles reposent les plafonds de la salle de prière et permettant également d'éviter tout risque de fléchissement des supports[186]. La maqsura, située à proximité du minbar, est une clôture délimitant une enceinte privée qui permet au souverain et à ses hauts dignitaires de suivre la prière solennelle du vendredi sans se mêler aux simples fidèles[246]. Le dispositif en T, illustré de façon exemplaire à la mosquée de Kairouan, confère à cette dernière un équilibre remarquable qui lui octroie une place de choix dans l'architecture religieuse musulmane[170]. Il est couvert d'un plafond en bois à solives apparentes. Le sol est revêtu de tapis alternant avec des nattes suivant les saisons. En 836, Ziadet Allah Ier (817-838) fait reconstruire à nouveau, et pour la dernière fois, la mosquée ; c'est à cette époque que l'édifice acquiert, tout au moins dans sa globalité, l'aspect qu'on lui connaît aujourd'hui[60],[61]. L'indigo utilisé pour la teinture provient du commerce avec les Indes, ou avec l'Égypte. Parmi les plus belles œuvres de cet ensemble, les feuillets du Coran bleu, actuellement exposés au musée de Raqqada et au musée national du Bardo, appartiennent à un célèbre Coran de la seconde moitié du IVe siècle de l'hégire (soit le Xe siècle) dont la majeure partie est conservée en Tunisie et le reste éparpillé dans des musées et des collections privées à travers le monde[306]. Gros plan sur un vantail de la porte. Le tympan de cette porte est orné d'un vase stylisé, allongé et cannelé, contenant des fruits sculptés en haut-relief, à partir duquel surgissent symétriquement des enroulements raffinés de tiges fleuries et feuillues[178] ; ce décor végétal est entouré d'arabesques géométriques à base de décagones étoilés[177]. Les vides laissés entre les carreaux présentent des motifs floraux, en forme de rosaces et de fleurons, peints en bleu sur enduit qui sont datables du XVIIIe siècle ou de la première moitié du XIXe siècle[209]. Gros plan sur une porte cloutée de la façade occidentale (troisième depuis l'extrémité sud). Dieu l'en récompense et lui accorde pardon et miséricorde »[111],[120]. Les pièces, réunies par des tenons et des mortaises, sont consolidées par des ferrures. Le côté sud, flanqué aux deux extrémités de deux tours d'angle carrées dont celle du sud-ouest est ornée d'une colonne angulaire en marbre blanc, présente des contreforts à toit plat répartis à intervalles réguliers, alors que ceux du côté nord sont uniquement à toit en pente[40]. Vue intérieure de la coupole côtelée, à calotte divisée en 57 cannelures rayonnantes, du porche de Bab Lalla Rihana. Mosquée de Sidi Okba à Kairouan. Ils sont surmontés par des abaques en marbre blanc. Au cours du XXe siècle, plusieurs actions de conservation et de restauration sont effectuées, d'abord entre 1910 et 1920 par le Service des antiquités et des arts de la Régence[N 3], puis lors de la première moitié des années 1960, notamment, en 1964-1965 par la direction des monuments historiques de l'Institut national d'archéologie et d'art[19],[N 4]. Mohamed Kerrou, « Quartiers et faubourgs de la médina de Kairouan. La paroi polyédrique du mihrab est revêtue, jusqu'à une hauteur de 2,75 mètres[212], de 28 panneaux rectangulaires en marbre blanc sculpté, dont plusieurs sont ajourés, qui sont agencés en sept registres verticaux de quatre éléments. Hallo, Inloggen. Vue intérieure montrant une double rangée d'arcades en perspective dans le portique précédant la salle de prière. Elle est considérée, dans le Maghreb, comme l'ancêtre de toutes les mosquées de la région[17], aussi bien que l'un des plus importants monuments islamiques et un chef-d'œuvre universel d'architecture[18]. Le front est orné, au centre, d'un polygone à seize côtés, en forme d'étoile, dont le décor est plus varié et plus exubérant : aux pommes de pin et calices se mêlent les tiges et les palmes larges et enroulées. Comportant des sourates écrites en caractère coufique doré sur du vélin teint à l'indigo, elles se distinguent par une graphie compacte dépourvue de marques pour les voyelles. Joyau de l'art du bois réalisé sous le règne du prince ziride Al-Muizz ben Badis et daté du premier quart du XIe siècle (attribué aux alentours des années 1022-1023)[248],[249],[250], elle est considérée comme la plus ancienne encore en place dans le monde islamique[251],[252]. Chapiteau ionique en marbre blanc à côté de l'une des portes de la salle de prière. Ses monuments retracent l’histoire de cette ancienne capitale médiévale.La Grande Mosquée, fondée en 670 et reconstruite en 836, est une des plus anciennes au monde.Les Le long de ce mur, à l’intérieur de la salle de prière, sont indiqués deux éléments architecturaux fondamentaux dans une mosquée :- le mihrab, niche symbolisant la présence de Mahomet ;- le mimbar, endroit où est lu le De toutes les chaires du monde musulman, c'est certainement le plus ancien exemple de minbar encore conservé de nos jours[235],[236],[237]. On trouve souvent, sur le toit des mosquées, L’organisation architecturale de la mosqué;e ainsi que sa décoration suivent de très près les recommandations des textes sacrés. Ce dispositif, dit « en T », qui apparaît pour la première fois, de manière claire et affirmée dès 836, à la Grande Mosquée de Kairouan[14], et que l'on rencontre également dans les deux mosquées irakiennes de Samarra : la Grande Mosquée et celle d'Abou Doulaf (construites respectivement vers 847 et 859), a été repris dans de nombreuses mosquées maghrébines et andalouses dont il devient une caractéristique[169],[14]. Gros plan sur la calotte divisée par des nervures. Il mesure 3,93 mètres de longueur sur un mètre de largeur, et 3,31 mètres de hauteur[229],[230]. Mur et contreforts à toit en pente, faits d'assises de briques, de l'extrémité nord de la façade orientale de la mosquée. Outre les lustres et les tapis, ce dernier se compose principalement d'étagères et de bibliothèques. Peut-être réalisé, du moins en partie, par des ébénistes de Kairouan, mais certains chercheurs évoquent aussi Bagdad[229], il se compose de plus de 300 pièces d'une grande richesse ornementale (motifs végétaux et géométriques évoquant des modèles omeyyades et abbassides)[238],[239]. Ces inscriptions, du début de la période mouradite, fournissent les noms des personnes impliquées dans l'exécution de l'ouvrage. Fondée en même temps que la ville de Kairouan par les conquérants (ghuzât) musulmans, en l’an 50 de l’Hégire (670 ap. Français : Gros plan sur l'un des grands lustres de la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan, Tunisie. Visite Virtuelle de la Mosquée de Kairouan. Trudy Ring, Robert M. Salkin et Sharon La Boda. Celle-ci présente un seul porche (à gauche). Les cinq marches, en marbre blanc, mènent à la plate-forme sur laquelle est encastré le cadran.