Les autorités alliées se lancent à leur recherche, et plusieurs responsables se suicident, soit avant leur capture comme Ernst-Robert Grawitz, soit avant leur procès comme Erwin Ding-Schuler ; d'autres ont pris la fuite comme Josef Mengele, ou étaient morts ou avaient été tués comme Sigmund Rascher. Le Programme Aktion T4 , qui euthanasie des personnes handicapées allemandes et les malades jugés incurables, est lancé en octobre 1939. Sur la dilution des responsabilités dans un régime totalitaire en temps de guerre, Werner Lebbrand montre que le régime hitlérien a contribué à gommer la conscience humaine du médecin, le médecin nazi n'est plus un homme qui aide un autre homme, il est devenu un expert biologique d'évènements biologiques où le sujet n'est plus qu'un objet[15]. Il n'y a qu'une seule femme, Herta Oberheuser. Mais face à cette argumentation dérangeante qui déstabilise plusieurs fois les experts[13], le Tribunal a voulu aller plus loin, en condamnant des barbaries faites « au nom de la science médicale ». Les médecins nazis sont influencés par l'enseignement prodigué dans les facultés européennes de médecine au XIXe siècle : les promoteurs du racisme biologique, Joseph Arthur de Gobineau et Houston Stewart Chamberlain, construisent le mythe de la pureté de la race qui affirme la supériorité des races pures sur les races dites métissées. Voici 7 des pires expériences scientifiques jamais réalisées sur des humains. femmes violentées sont susceptibles de se présenter : les cliniques d'urgence des hôpitaux (quatre infirmières, quatre médecins), les cabinets privés (huit médecins), les cliniques externes ou de méde­ cine familiale (trois médecins et une infirmière). Ivy seul présente son opinion personnelle comme le résultat d'une enquête : les expériences américaines sur les détenus sont conformes à l'éthique médicale. Faut-il faire vraiment deux analyses séparées : éthique et scientifique ? La structure travaille 7j/7 et 24h/24 et participe, en liaison étroite avec les services publics d'urgence (SAMU, pompiers, Hôpital, commissariat). Il se déroule dans la grande salle d'audience du palais de Justice de Nuremberg, là où ont été déjà jugés les dignitaires nazis, là où aussi ont été jugés les conjurés du complot du 20 juillet 1944, la tentative d'assassinat contre Hitler. New contacts are being made all the time. De 1946 à 1984, près de 45 articles scientifiques ont fait référence à ce rapport, alors que la grande majorité des études sur l'hypothermie ne le faisait pas[18]. Les États-Unis lancent à sa suite douze procès touchant des professions ou corps particuliers. Erick Desmarestz was born on December 19, 1952. Cette analyse de Lebbrand a été confirmée et développée plus tard par des historiens. dans The Cambridge World History of Medical Ethics, R.B. Selon Halioua, il aurait été plus facile et moins dérangeant d'y voir des actes de perversion menés par une minorité déviante, « c'est plus facile, mais c'est faux ». The products on this site are not medical devices or personal protective equipment under FDA Regulation, Regulation EU/2017/745, Regulation EU/2016/425, or … Un médecin est non coupable, puisqu'il est couvert par un expert juridique qui endosse la responsabilité ; de même pour un médecin qui n'est que l'instrument d'une volonté étatique. » Le médecin nazi est un ingénieur combattant, un soldat biologique de la santé d'un peuple supérieur[23]. Ils sont poursuivis pour quatre chefs d’accusation : 1° conspiration ; 2° crimes de guerre ; 3° crimes contre l'humanité ; 4° appartenance à une organisation criminelle (en l'espèce, la SS). Journal of the American Medical Association, The Journal of the American Medical Association, Ces expériences peuvent être rapprochées de celles faites par l'. Les experts sont au nombre de trois, Leo Alexander (en), professeur de neuropsychiatrie, autrichien d'origine juive, émigré aux États-Unis, et agent de renseignement de l'US Army sur la recherche scientifique nazie, auteur de sept rapports adressés au procureur général ; Andrew Ivy (en) , chercheur en physiologie mondialement connu, de l'université d'Illinois, il est issu d'une famille protestante ; Werner Leibbrand (de), psychiatre allemand et professeur d'histoire de la médecine à l'université d'Erlangen, avant d'être renvoyé parce que son épouse, psychiatre elle aussi, était juive[11]. Les accusés reportent les responsabilités sur le régime totalitaire hitlérien en général, et en particulier sur les responsables en fuite, morts ou suicidés. Ces expériences (300 victimes) sont menées par Otto Bickenbach. Seize accusés sont reconnus coupables, sans appel possible : quatre à de longues peines de prison, cinq à la prison à perpétuité, sept à la peine de mort. Médecins Sans Frontières (Taiwan) is the beneficiary of funds raised from the sale of products in our selected stores in Taiwan Region. «Personne ne s'attendait» à un tel traitement, dit l'une d'elles, affirmant aussi avoir signé des aveux sous les coups. D'autres sont en rapport avec une hygiène raciale (purifier, nettoyer, préserver la race allemande), ou encore pour donner un vernis scientifique à des lubies idéologiques (construire une histoire de type « biblique » du peuple allemand, remplaçant celle des juifs). Ainsi, les médecins, en torturant des hommes, épargnaient des bêtes, et respectaient la loi. Ils furent ordonnés, approuvés, permis par des gens qui occupaient des postes d'autorité et qui, d'après tous les principes juridiques, avaient le devoir de connaître ces choses et de prendre des mesures pour y mettre fin ou les empêcher. Il s'est tenu devant le Tribunal militaire américain (TMA), à Nuremberg, agissant dans le cadre de dispositions internationales, dans la zone d'occupation américaine en Allemagne à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. Camp de concentration de Natzweiler-Struthof, « Euthanasie » des enfants sous le Troisième Reich, Les expériences médicales selon Raoul Hilberg, Deadly Medicine: Creating the Master Race, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Expérimentation_médicale_nazie&oldid=176550328, Massacre ou atrocité de la Seconde Guerre mondiale, Répression politique et extermination sous le Troisième Reich, Article contenant un appel à traduction en anglais, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, Portail:Sciences humaines et sociales/Articles liés, Portail:Seconde Guerre mondiale/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Expériences de survie en haute altitude, dépressurisation et défaut d'oxygène, de mars à août 1942, plus de 200 victimes, Expériences sur l'eau de mer potable, ingestion d'eau salée, de juillet à septembre 1944, 40 victimes. Bring your photos, docs, and videos anywhere and keep your files safe. Le "camp de jeunesse" de Uckermark A près sélection par le commandant SS Suhren et les médecins SS Schwarzhuber et Pflaum, les prisonnières trop faibles pour travailler étaient transférées au "camp de jeunesse" de Uckermark pour s'y "reposer". Quatre ans plus tard, ce fervent nazi sollicite et obtient son entrée au NSDAP (parti nazi) puis à la SS … Use cases: Volumes are most useful when you need more storage space but don't need the additional processing power or memory that a larger Droplet would provide, like:. En avril 1947, les 6 membres du comité sont nommés avec Andrew Ivy comme président. Les médecins nazis se voient eux-mêmes comme des hommes d'action (Tatmenschen) forgeant un monde nouveau. Menées par Eugen Haagen, les recherches visent à trouver le meilleur vaccin contre le typhus. Le déroulement des débats confirment ce qui avait été évoqué avant le procès : l'absence de loi ou de règles précises du droit international sur les expérimentations humaines. Ces expériences sont menées par Erwin Ding-Schuler et Waldemar Hoven. D'autres femmes médecins ont évoqué humiliations et mauvais traitements. C'est le point essentiel, pouvant garantir le Never again (plus jamais ça)[16],[28]. Cette liste est connue sous le nom de code de Nuremberg, référence majeure des textes ultérieurs — éthiques et juridiques — en matière d'expérimentation médicale, comme la déclaration d'Helsinki, notamment[a]. Experts et témoins peuvent toujours rappeler que les médecins allemands et d'autres pays ont toujours insisté sur le respect du Serment, il n'empêche que sur le plan strict du droit, il existe bien un flou éthico-juridique[15]. Acquittés de crimes contre l'humanité, ils seront condamnés pour appartenance à une organisation criminelle[30]. Le comité ne se réunira qu'après le procès, fin 1947, en modifiant cette conclusion : les expériences américaines sont plus que conformes, elles atteignent les plus hauts standards du modèle idéal[20]. NoFrag, l'actualité des simulateurs de meurtres. Les quatre juges du tribunal ont donc élaboré un code, précisant les règles du consentement volontaire avec la liberté d'interrompre l'expérience, à la fois par le sujet et l'expérimentateur[29]. En allemand, le mot Opfer signifie à la fois « sacrifice » et « victime sacrificielle ». Essai de vaccination contre le paludisme, février 1942 à avril 1945, 1100 cobayes humains et nombre inconnu de victimes. Hermann Becker-Freyseng, vingt ans de prison, peine réduite à dix ans. À la suite du procès des médecins, en 1947, est élaboré un ensemble de principes, le Code de Nuremberg, qui pose les bases de la bioéthique et de ce qui est tolérable en matière d'expérimentation sur l'humain. La différence entre «sujet malade» et « sujet sain » s'estompe, de même celle entre sujet libre et sujet en détention, comme entre l'humanité en général et des groupes particuliers : étrangers, aliénés, détenus, enfants orphelins, comateux, mourants... Dès lors le principe hippocratique d'abord ne pas nuire devient réellement universel, en s'appliquant à l'anthropos, au sujet ou à l'être humain, à la personne. Lexpérimentation médicale nazie désigne les expériences médicales pratiquées en vertu de l'idéologie nazie par des médecins SS sur des déportés dans les camps de concentration et des instituts scientifiques, ainsi que par la société Ahnenerbe héritage des ancêtres dont Heinrich Himmler était le président. La dernière modification de cette page a été faite le 23 décembre 2020 à 17:52. Furthermore, technical and analysis cookies from third parties may be used. La défense souligne l'excellente réputation des médecins expérimentateurs allemands. Dès la libération des camps de concentration, des équipes de médecins, juristes et agents de renseignement recherchent documents et témoignages sur l'expérimentation médicale nazie réalisée dans ces camps. As the document root or media upload directory for a web server Marginal note:Purpose 2The purpose of this Act is to extend the present laws of Canada that protect the privacy of individuals with respect to personal information about themselves held by a government institution and that provide individuals with a right of access to that information. Le procès concerne finalement 23 accusés, dont 20 médecins. Classement dramatique des couleurs. Les accusés et leurs avocats débutent le procès avec aplomb et assurance, leur liberté de parole est entière, et ils exposent une argumentation cohérente. The App Showcase is a collection of applications developed and built by the City of Ottawa and private third parties using datasets published by the City of Ottawa. Le tribunal statua selon la procédure américaine[4]. Par exemple, les cobayes étaient mourants, non représentatifs, de par leurs faiblesses. En 1943, Clauberg se félicite d'une méthode lui permettant de stériliser mille femmes par jour[7]. Scientifiquement, ces expériences n'apprirent rien que l'on ne sût déjà sur l'hypothermie, la mescaline, la consommation d'eau salée, l'évolution des plaies ouvertes ou le déroulement des maladies infectieuses (jusqu'à la mort). Des médecins militaires américains ont mis en garde les juristes sur la difficulté de définir ce qui est admissible ou pas en matière d'expériences, car leur propre pratique pourrait être mise en cause. Les juristes n'en tiennent pas compte. Les experts militaires alliés chargés d'enquêter sur ces expériences montrèrent que les motivations étaient de deux sortes : les uns foncièrement guidés par l'ambition personnelle de gravir rapidement les échelons dans l'appareil administratif, les autres dans une démarche engagée et idéologique, voulaient contribuer en tant que serviteur sincère et fanatique de l'État national-socialiste, à asseoir la domination du régime nazi sur l'Europe[17]. Les témoignages des rescapés soulignent le caractère pathologique des conditions qui entouraient ces expériences : une véritable folie s'installait dans certains camps (en particulier Buchenwald et Dachau), où tous types d'expériences étaient pratiqués, de la plus inepte à la plus atroce, le plus souvent sur un coup de tête d'un garde SS. La plupart des expériences sont menées au nom d'un effort de guerre, en raison d'une urgence nationale permettant de se passer de règles. « il a également rassemblé des personnes ayant des anormalités physiques, des bossus, des transsexuels, etc. Le procès dure 139 jours et s'achève le 19 août 1947 ; le jugement est rendu les 20 et 21 août 1947. En ce qui concerne ce dernier point, dix crimes commis dans des camps de concentration sont retenus[10] : Quatre accusés sont poursuivis en outre pour leur participation au programme d'euthanasie Aktion T4[10]. À la fin de la guerre, 23 personnes impliquées dans des expériences sur des humains, dont 20 médecins (dont une femme) et trois officiels nazis, sont jugées au cours d'un procès connu comme le « procès des médecins », le premier de la série de procès qui suit le premier procès de Nuremberg, celui des hauts dignitaires nazis. Il s'ouvre le 9 décembre 1946, quelques semaines après la fin du premier procès de Nuremberg qui avait jugé les principaux dignitaires du régime nazi devant un Tribunal militaire international (TMI). En 1941, après un naufrage qui causa la mort de centaines de personnes, Claus Schilling spécialiste du paludisme, déclara : « Si nous pouvions sacrifier le même nombre de personnes qui viennent de mourir inutilement, il n'y aurait pas de maladie qui ne puisse être vaincue ». Sos Médecins est un service médical de premiers recours qui existe dans l’agglomération tourangelle depuis plus de 30 ans. Il y aurait enfin des pratiques frauduleuses (falsification ou de fabrication de données)[18]. L'acte d'accusation est remis aux accusés le 5 novembre 1946, en langue anglaise et allemande[9]. D'un point de vue méthodologique, ces expériences, sans protocole clair, ne sont pas « reproductibles », et d'un point de vue statistique, elles ne sont pas représentatives (absence de définition, catégories non précisées, données inconsistantes, sujets en grande souffrance physique et mentale). Dans sa conclusion, l'acte aborde la responsabilité spécifique des médecins SS dans les expérimentations humaines[5] : « Décidés au plus haut niveau par la hiérarchie gouvernementale et militaire nazie, ces essais furent effectués comme une partie essentielle de la guerre totale. Ces femmes étaient des agents du Special Operations Executives (SOE). Enchaine les frags depuis 2001. Le premier procès de Nuremberg, qui s'est déroulé du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946, concernait 24 des principaux responsables du Troisième Reich. Pour leur défense, les 23 accusés sont assistés par 27 avocats, dont huit ont assuré la défense des dignitaires nazis lors du premier procès de Nuremberg, ces avocats ont donc une bonne connaissance du système juridique anglo-saxon[11]. Siegfried Handloser, prison à vie, libéré en 1954. Il rencontre Dwight H. Green, gouverneur de l'Illinois, pour lui demander de créer un comité d'éthique enquêtant sur les expériences faites sur les détenus (le comité Green). Pour le tribunal, il apparait alors que la bonne foi et l'intention de l'expérimentateur doivent laisser la place à un principe supérieur et décisif, le seul qui permette de se démarquer des expérimentations nazies : la nécessité d'un consentement volontaire d'un sujet libre et éclairé, en dehors de toute situation de contrainte[16]. Ce travail d'instruction est coordonné par le colonel Clio Straight, établissant une liste de 140 médecins et scientifiques impliqués dans ces expériences[2]. Carl Clauberg mène des expériences de stérilisation par injections intra-utérines, et de stérilisation de masse (hommes et femmes) par rayons X (150 expériences). Les autres procès concerneront des hommes politiques, des militaires, des industriels et des diplomates. ». L’expérimentation médicale nazie désigne les expériences médicales pratiquées en vertu de l'idéologie nazie par des médecins SS sur des déportés dans les camps de concentration et des instituts scientifiques, ainsi que par la société Ahnenerbe — héritage des ancêtres dont Heinrich Himmler était le président. La référence juridique du procès des Médecins est ainsi United States of America v. Karl Brandt, et al., bien que le jugement qui en est issu soit considéré comme une décision pénale de droit international[3]. Dans tous les cas, le témoin répond qu'il s'agit de situations inadmissibles. Une sage-femme porte plainte contre des médecins : le signe d’une révolution Posted on 15 April 2019 by Marie-Helene Lahaye Le SYNGOF, le principal syndicat des gynécologues obstétriciens qui revendique 1600 membres, est habitué des attaques aux droits des femmes. Les chefs nazis jugent alors qu'ils perdent les meilleurs, ce qui justifie encore plus l'extermination dans les camps considérée comme un ré-équilibrage, la population des camps étant faite « d'existences de ballast »[7]. Il lit entièrement l'article et commente les photos en détail. Cette dureté nécessaire, qui place l'intérêt de la race au-dessus de tout, constitue une auto-discipline, au cœur du système nazi[3]. L'Atlas Pernkopf, ou Atlas d'anatomie humaine topographique et appliquée, écrit entre 1937 et 1955 est toujours utilisé[22] constitue encore aujourd'hui «le meilleur exemple de dessins anatomiques au monde». Au «chercheur» de 28 ans qui dit que ce n'est pas professionnel pour les femmes médecins, je suis assez vieille pour être votre grand-mère." Werner Rhode, médecin SS du camp, est condamné à … Télécharger la vidéo libre de droit Attrayant médecin femme examinant son patient masculin dans la salle d'hôpital. Ils adressent tous une demande de grâce auprès de Lucius Clay, gouverneur de la zone américaine[30]. United States Holocaust Memorial Museum - Online Exhibition: United States Holocaust Memorial Museum - Library Bibliography: La dernière modification de cette page a été faite le 13 novembre 2020 à 15:13. Cette supériorité technologique serait méprisable si elle ne s'accompagnait d'une supériorité morale », Karl Brandt, l'homme en blanc du IIIe Reich, Journal of the American Medical Association, zone d'occupation américaine en Allemagne, Euthanasie des enfants sous le Troisième Reich, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Procès_des_Médecins&oldid=177963761, Article contenant un appel à traduction en anglais, Article contenant un appel à traduction en allemand, Portail:Sciences humaines et sociales/Articles liés, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, Portail:Seconde Guerre mondiale/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. Les médecins étaient en effet la profession la plus « nazifiée » d'Allemagne (plus de 50 % des médecins sont alors membres du parti nazi, dans la SA ou dans la SS)[1]. « il a également rassemblé des personnes ayant des anormalités physiques, des bossus, des transsexuels, etc.[13]. Dans la ligne de son mentor Otmar von Verschuer, il met également en place des programmes de recherche pseudo-scientifiques, portant sur les jumeaux. Lumni utilise votre adresse email afin de vous adresser des newsletters. C'est une éthique de médecine d'observation de l'Antiquité, pas de la médecine expérimentale moderne. MSF Médecins Sans Frontières (Doctors without Borders) MCFDF Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes (Ministry for the Feminine Condition and Women’s Rights, referred to as “Women’s Ministry”) Gerhard Rose, prison à vie, libéré en 1955. Sur les vingt-trois accusés, vingt sont médecins, et trois des fonctionnaires non-médecins. Il est étroitement lié avec l'entrée en guerre. Des 23 accusés, 7 sont acquittés, 9 sont condamnés à de longues peines de prison, et 7 sont condamnés à mort, et exécutés par pendaison le 2 juin 1948. dans The Cambridge World History of Medical Ethics, Robert B. Baker (dir.). Le témoin, victime des nazis, est retourné en témoin à charge contre les pratiques américaines[20]. Selon Ulf Schmidt[24], de l'Université de Kent, la responsabilité morale des médecins nazis était entière, car leur conscience ne s'est guère posé de questions. Ainsi Siegfried Ruff ou Hermann Becker-Freysen, prétendent que les Américains mènent des expériences analogues aux leurs, sur la haute-altitude, le froid, l'effet de drogues, la composition du sang cardiaque ou cérébral... sur les détenus des pénitenciers, les objecteurs de conscience, ou les cancéreux[19]. Cette absence de questionnement se retrouve chez la plupart des accusés qui plaident l'ignorance : ils ignoraient la nature exacte des « crimes » des détenus sujets d'expérience, ils ignoraient l'existence des camps de concentration, ils ignoraient ce qu'il advenait des sujets après l'expérience. Karl Genzken, prison à vie, libéré en 1954. Chargé de la défense de Vienne, en 1945, refuse d'appliquer les ordres d'Hitler, (Raser la ville) et évacue cette dernière) : Arrêté et interné par les alliés, il est jugé et acquitté par un tribunal militaire français en avril 1953. Les médecins étaient en effet la profession la plus « nazifiée » d'Allemagne (plus de 50 % des médecins sont alors membres du parti nazi, dans la SA ou dans la SS) [1]. Interrogé à nouveau, le témoin confirme son jugement : ces situations sont inacceptables, le patient devenant « un simple objet, un colis postal ». Intention commune et complot en vue de commettre les délits des deuxième et troisième chefs. Helmut Poppendick, dix ans de prison, libéré en 1951. La parution de cette nouvelle analyse a provoqué une nouvelle discussion[20] : fallait-il republier les travaux nazis, même pour les critiquer ? Avec la prolongation de la guerre, les pertes allemandes commencent à se compter en centaines de milliers d'hommes, notamment sur le front de l'Est. Le discours d'ouverture du procès est prononcé par le brigadier-général (général de brigade en France) Telford Taylor, chef du conseil pour les crimes de guerre[10]. Le président est Walter Beals (en), 70 ans, président de la Cour Suprême de l'État de Washington. Pour exercer vos droits, contactez-nous. En ce qui concerne l'hypothermie, ces expériences ont pu aboutir aussi à des conclusions qui se sont révélées fausses[18]. Ce rapport a été publié, analysé et commenté aux États-Unis en 1946 (rapport Alexander[19]). 4K UHD, 183143836, parmi la collection de Depositphotos, des millions de photos, d'images vectorielles … Dachau, février 1942-avril 1945, sur une vaccination contre le, Nombreux camps, durant toute la guerre, sur l'. Pour distinguer entre ce qui est permis et ce qui n'est pas tolérable, il faut d'abord regrouper sous le terme de «malade» toute personne en contact professionnel avec un médecin, quel que soit son mode d'exercice (thérapeute ou chercheur, public ou privé, civil ou militaire...). @trishgreenhalgh. Ils ont été incapables de penser et de dire « Je ne peux pas en faire plus, je ne veux plus continuer comme cela »[16]. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. »[réf. Les exécutions ont eu lieu par pendaison dans la prison de Landsberg, le 2 juin 1948, là où Hitler fut emprisonné en 1924 après le putsch manqué de Munich[30], là même où il rédigea Mein Kampf. Aujourd'hui encore, il n'existe pas de vaccin suffisamment sûr et efficace contre le typhus, entre autres parce que la maladie est difficile à reproduire chez l'animal[15]. Tous ont adhéré au parti nazi sauf quatre (Schröder, Schaefer, Ruff, et Pokorny), une douzaine en étaient déjà membres en 1933. La mort de centaines de « sous-hommes » se justifie par la possibilité d'améliorer les chances de survie d'un seul pilote allemand. L'absence, à cette époque, d'un consensus international précis sur l'expérimentation humaine, permet à la défense de développer l'absence de crime, selon le principe nullem crimen sine lege scripta, certa, praevia (pas de crime sans une loi écrite, précise et antérieure)[16]. Des médecins nazis recherchés pour être jugés, se sont suicidés avant la tenue du procès comme Enno Lolling (en), d'autres ont pu s'enfuir en Amérique Latine, comme Joseph Mengele, enfin August Hirt, cru longtemps disparu sans laisser de traces[16], s'est suicidé en 1945. Herta Oberheuser, vingt ans de prison, libérée en 1952. Témoignage d'un rescapé cité par Robert Steegmann : « Au bout de 10 minutes environ, j'ai entendu un bruit sourd — comme si on frappait des mains — C'était les poumons de deux détenus qui avaient "éclaté" et qui tournaient autour du ventilateur et par leur bouche sortait une écume brunâtre, de même que par leurs oreilles et nez. Après la remise en cause des expérimentations américaines par les accusés, l'expert Andrew Ivy retourne aux États-Unis. Il s'agissait d'étudier les crânes et les os pour y trouver les caractéristiques des juifs. En 1990, l'éditorialiste du New England Journal of Medicine conclut : « Certes, la connaissance est importante, mais dans une société qui se respecte, elle est moins importante que la façon de l'obtenir [21]». En janvier 1947, l'expert-témoin de l'accusation, Werner Leibbrand, médecin allemand persécuté par les Nazis, se présente à la barre. Les accusés disent avoir agi sans intérêt financier, et dans le seul but d'améliorer le sort de l'humanité. ARTICLE DE FOND - La moitié des médecins allemands rejoignirent le Parti nazi. nécessaire]. Les attendus du jugement incluent une liste de dix critères utilisés par les juges pour apprécier le caractère licite ou non des pratiques d'expérimentation médicale en cause. En juin 1947, Ivy revient se présenter devant le procès, en tant qu'expert et président du comité Green[20]. A l'issue du procès, Friedrich Hartjenstein, commandant du camp au moment des faits, est condamné à mort ; la décision n'est cependant pas définitive. Le procès des Médecins (« medical case » ou « doctors' trial », décembre 1946 - août 1947) concerne des médecins et fonctionnaires de l'État nazi accusés de crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Il est à noter que la L'expérimentation animale a ses limites, car des maladies strictement humaines ne peuvent être reproduites ; alors que l'expérimentation humaine peut être salvatrice en donnant à des détenus l'occasion de se racheter et d'obtenir une grâce en cas de survie. ReliefWeb. L'accusé Fritz Fischer déclare que ce n'est pas le médecin Fischer qui a agi, mais le « soldat Fischer » tenu à l'obéissance « comme un aviateur qui doit lancer une bombe (...) ce qui est arrivé n'a pas été provoqué par la cruauté, mais uniquement pour nos blessés, dans le cadre de l'État »[17]. Features. Les 23 accusés sont poursuivis pour quatre chefs d'accusation[10] : Les chefs d'accusation de crimes de guerre et crimes contre l'humanité visaient des faits identiques selon qu'ils avaient été commis contre des civils ou des combattants ; en pratique, dans les débats et dans le jugement, ils furent réunis en un seul (« crimes de guerre et contre l'humanité »). Pour cela, il faut éliminer les « vies qui ne valent pas la peine d'être vécues ». Le régime nazi dispose d'une centaine de spécialistes de la mise à mort issus des six stations d'euthanasie T-4, dont des médecins qui sont envoyés à Odilo Globocnik, chef de la SS et de la police du district de Lublin dans le cadre de l'Opération Reinhard. Au-delà des circonstances de l'époque, le procès pose le problème universel de l'éthique de l'expérimentation humaine, et ce dans tous les camps, en jugeant le passé nazi et en visant l'avenir des démocraties[14]. Quelques médecins sont interpellés à leur domicile ou sur leur lieu d'exercice comme Siegfried Ruff arrêté en octobre 1945, alors qu'il travaillait pour le compte de l'armée de l'air américaine[2]. Tir statique. En fait, à cette date, le comité Green s'est jamais réuni. Volumes are region-specific resources. Dix sont membres des SS, et sur les vingt médecins, seize sont des militaires et quatre des civils.