Le 12 octobre, le gouvernement allemand de Max von Baden répond favorablement à Wilson. © 2020 Copyright RFI - Tous droits réservés. RFI n'est pas responsable des contenus provenant de sites Internet externes. Au début de 1917, deux événements ont fini par faire basculer les États-Unis dans la guerre au côté de l'Entente : la déclaration par l'Allemagne de la « guerre sous-marine à outrance », qui étendait la guerre sous-marine aux navires neutres commerçant avec l'Entente et achevait de compromettre la liberté des mers ; et l'interception par les services de renseignements britanniques d'un télégramme adressé par … Le président de la République française Raymond Poincaré craint « qu’on ne coupe les jarrets de nos troupes par un armistice, si court soit-il ». Elle comprend deux gares de triage, avec 145 hectares de stockage, un dépôt pétrolier, un arsenal pour les munitions, un atelier de 200 locomotives… Le General Intermediate Supply Depot (dépôt de soutien général intermédiaire) formait un losange de 13 km de long sur 3 de large, il comprenait 213 km de voies ferrées, 555 aiguillages, plus de 200 hangars d’une superficie totale de 36 ha couverts, une usine frigorifique pouvant contenir 8 000 tonnes de viande, 400 baraques de cantonnement où logeaient entre 20 000 et 30 000 hommes. C’est à contrecœur que le Parlement canadiens’engage dans la guerre en 1914. Les cérémonies militaires, les spectacles de cabaret, les bals et les concerts organisés par les forces américaines émerveillent les populations civiles. Mais au bout du compte, les Américains sortiront de « la Grande Guerre » plus puissants qu’ils n’y étaient entrés. Le 22 juin 1918, une étude de la Mission militaire française indique 546 officiers instructeurs français au sein du corps expéditionnaires. Les conditions en sont jugées acceptables et, le 7, des émissaires allemands se présentent devant les lignes françaises. Hindenburg juge que les conditions qu’il propose sont « inacceptables ». C’est un changement capital ». Les Français confrontés à un rationnement depuis le début de la guerre vont être mis en présence d'une société d'abondance. Pas de révolution, mais de restauration. Et pourtant ils ont échoué. Au printemps 1918, 5 000 hommes et 10 000 tonnes de matériel empruntent chaque jour ces lignes. 3. Les États-Unis, et notamment le Président Wilson, veulent construire une Europe démocratique qui respecte « le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes » comme il l'indique dans son discours du 8 janvier 1918 où il présente en quatorze points son programme pour mettre fin à la Première Guerre mondiale et reconstruire l'Europe. C’est une agence autonome qui fait partie de la branche exécutive du gouvernement fédéral. Cela avait été le cas tout au long du XIXe siècle. De nombreux ambulanciers sont des hommes célèbres, comme Ernest Hemingway. Pour la première fois de leur histoire, les États-Unis se sont engagés dans un conflit important extérieur au territoire américain. La 1re DIUS est instruite par la 47e DI composée de chasseurs alpins puis 18e DI à partir du 20 juillet 1917. Le 6 avril 1917, le Congrès américain votait "la reconnaissance de l'état de guerre entre les États-Unis et l'Allemagne". Beaucoup d'entre eux furent endommagés durant la Seconde Guerre mondiale et reconstruits par la suite. Total des soldats américains blessés : 234 300. Pour gérer les transports de marchandises à travers les États-Unis, les chemins de fer sont nationalisés et modernisés dans le cadre de l'Administration des chemins de fer des États-Unis entre le 26 décembre 1917 et 1920. La plupart des volontaires sont issus des grandes universités américaines ; lorsqu'ils veulent devenir des combattants, ils s'engagent souvent dans l'aviation, dans l'escadrille Lafayette avant avril 1917, puis dans les unités de l'aviation de l'armée des États-Unis après la déclaration de guerre. Le vote de la conscription permet de porter les effectifs de 200 000 à 4 millions de soldats. Les États-Unis ne feront donc pas partie de la Ligue des Nations, qui était pourtant le projet phare du président Woodrow Wilson. Tout au long de cette préparation de l'armée américaine en France, l'état-major américain tente de se libérer de la tutelle que les militaires français entendent imposer en matière d'instruction. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Marie Curie, s'identifie au combat des Alliés contre les Empires centraux. Total des soldats américains portés disparus : 4 526. Il s'ensuit une impréparation économique dans l'ensemble des pays en guerre. Sur ces quatre millions d'Américains servant sous les drapeaux pendant le conflit, 2 millions seulement traversent l'Atlantique. Les exigences de Wilson sont très floues, il n’est pas fait mention de l’Alsace-Lorraine. Désormais persuadé que tout est perdu, Ludendorff démissionne dans l’indifférence. Le 11 novembre 1918, les Alliés et les Allemands signent l’armistice, mettant fin aux combats qui, en quatre ans, ont provoqué 8 millions de morts. La promiscuité des tranchées et les efforts des gouvernement alliés pour cacher les effets destructeurs de la maladie à leurs adversaires, favoriseront la propagation du virus qui fera des dizaines de millions de morts. La Première Guerre mondiale voit également l'apparition de la mitrailleuse, des gaz et du char d'assaut, ainsi que la généralisation des sous-marins et des avions militaires. Un monument, le Naval Monument de Brest construit dans les années 1930 le rappelle. Lorsqu'il dit dans le même discours[2] : « L'Amérique doit donner son sang pour les principes qui l'ont fait naître… »[3], c'est aux idéaux défendus par les Pères fondateurs des États-Unis, ceux qui sont écrits dans la Déclaration d'indépendance et dans la Constitution, qu'il fait référence[4]. Cette chanson écrite en 1915 reflète la mentalité de neutralité qui règne aux États-Unis à cette époque. Le sentiment de neutralité était fort chez les Irlando-Américains, Germano-Américains et Suédo-Américains, ainsi que parmi les dirigeants de l'Église et les femmes. Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible. La ségrégation raciale alors en vigueur dans les troupes américaines est par contre mal ressentie en France dont les troupes provenant de son empire colonial combattent en première ligne. «  Pour rappeler que le passage et le séjour dans la Sarthe d'effectifs américains qui ont dépassé le chiffre de 1 650 000 hommes a été un événement considérable au point de vue de l'histoire régionale, une plaque fut posée à la bourse du commerce au Mans (La Sarthe, 13 juillet 1919)[44]. . La formation des militaires américains d'un minimum de 5 mois aux conditions de combats extrêmement intense en Europe est assuré par des unités françaises[37]. ». Pour Hélène Harter, « à la fin du XIXe siècle, les États-Unis ressemblent à la Chine d’aujourd’hui, c’est l’atelier du monde. De nombreuses associations privées américaines étaient déjà engagées dans les services de santé. En tout 59 divisions sont mises sur pied en France, 20 divisions à partir de l'armée fédérale active (« Regular Army »). Plaque commémorative posé le 14 juillet 1919 au Mans pour rappeler le passage et le séjour dans la Sarthe des forces américaines qui ont dépassé le chiffre de 1 650 000 hommes. L'impression que les vainqueurs de la guerre ne partagent pas les idéaux américains conduit le congrès à rejeter le traité de Versailles et à refuser l'entrée des États-Unis à la Société des Nations. Dans le cadre des accords Baker – Joffre, la 1re DIUS arrive à Gondrecourt-le-Château où des unités combattantes françaises assurent l'instruction des unités américaines dans la zone des armées. Les puissances de l'Entente obtiennent, d'avril 1917 à juin 1920, des prêts dont le montant total dépasse plus de dix milliards de dollars, leur permettant de maintenir et même d'augmenter leurs achats en produits alimentaires, matières premières et matériel de guerre. NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail, Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI, Première Guerre Mondiale: le rôle de l'Union d'Afrique du Sud, Le Canada pendant la Première Guerre mondiale: deux histoires reconnues, Mali: la mémoire lointaine de la Grande Guerre. La fièvre typhoïde était une infection bactérienne causée par la bactérie Salmonella typhi et c’était une des maladies les plus mortelles de la Première Guerre mondiale. Pendant la Première Guerre mondiale, la production alimentaire avait diminué de façon spectaculaire, en particulier en Europe, où la main d'œuvre agricole avait été mobilisée dans les armées et où une partie des fermes restantes avaient été dévastées par le conflit. L'armistice du 11 novembre 1918, à la demande de l'Allemagne, met fin aux préparatifs d'offensive de 1919. L'ambassadeur des États-Unis à Paris leur souffla la solution : ils devaient soit s'engager comme combattants dans la Légion étrangère, soit comme non-combattants dans les services ambulanciers volontaires. Dans "14-18", La Documentation photographique n° 6074 (1984), Jean-Jacques Becker dressait un rapide bilan du conflit et des changements qui s’ensuivirent. Avec l'arrivée en masse d'un contingent américain composé de soldats jeunes, athlétiques et bien équipés, les opérations prévues pour la fin de l'année 1918 et pour 1919 visent l'occupation de l'Allemagne et sa transformation en république. Après l'explosion de Black Tom, le 11 janvier 1917, un incendie eut lieu à la Canadian Car and Foundry dans le comté de Bergen qui fabriquait des obus pour la Russie impériale, la destruction de 300 000 obus de 76 mm rasa le site[12]. En octobre 1918, les forces américaines sont composées de 42 divisions réparties en 3 armées, soit 1 894 000 hommes. Les États-Unis étaient devenus le plus grand réservoir de capitaux dans le monde, y compris des réserves d’or. Le bataillon de mitrailleurs du 18e RIUS à Saint-Baussant au cours de l'avance vers Saint-Mihiel, 13 septembre 1918. De son côté, l'American Volunteer Motor Ambulance[46], créé par Richard Norton, un ancien d'Harvard, transporte 28 000 blessés durant la première année du conflit. L’Amérique d’aujourd’hui n’a pas besoin de héros, mais de repos. Mais répondre à cet appel n'était pas aussi simple ; les États-Unis n'étaient pas en guerre contre l'Empire allemand, et tout citoyen américain se mettant au service d'une puissance étrangère perdait ses droits et sa nationalité. Malgré l'investissement massif des États-Unis, les Américains n'ont pas réalisé leur objectif. • Par ailleurs, la censure d'État est destinée à éviter toute démoralisation à l'arrière, tandis que la propagande diabolise l'ennemi et glorifie les … Des volontaires des services médicaux, médecins et personnels spécialisés, se regroupent au sein de l'Ambulance américaine de Paris qui s'organise très rapidement autour de l'hôpital américain de Neuilly. Canon lourd de 14 pouces sur voie ferrée à Thierville, septembre 1918. Les belligérants partaient pour une guerre courte, pensant que la modernité économique (davantage de moyens de destruction) allait précipiter le conflit. Il faut toutefois noter que l'indulgence américaine (ceux-ci jugeaient les Français « hystériques »...) vis-à-vis des Allemands quant au respect de ces clauses a grandement aidé l'Allemagne à se préparer pour le conflit suivant : ainsi, la république de Weimar montrera une mauvaise foi récurrente sur ses capacités de remboursement, et, des le milieu des années 1920, elle transgresse, faute du contrôle strict réclamé par la France, les clauses relatives à la limitation de l'armée. hard power recouvre la dimension politique et diplomatique de la puissance. À l'occasion de la grande offensive allemande de mars 1918, le général Pershing déclare au général Foch, lors d'une réunion sur le front, le 28 mars : « Je viens pour vous dire que le peuple américain tiendrait à grand honneur que nos troupes fussent engagées dans la présente bataille. Ce dessin du Trou dans le pont, publié dans le magazine britannique Punch illustre la situation paradoxale de 1919 quand il s’avéra que les États-Unis (représentés par l’Oncle Sam), malgré tous les efforts du président Thomas Woodrow Wilson, ne compléteraient pas le pont, c’est-à-dire rejoindre la Société des Nations - bien que le pont ait été «  conçu par le président des États-Unis », comme le montre le dessin. Châlons-sur-Marne, avec ses installations militaires et qui est un important nœud de communication, fut au cœur du déploiement américain. C’est à Versailles, le 28 juin 1919 que le traité de paix est signé. Les Afro-Américains, victimes de la ségrégation raciale aux États-Unis, nourrissent l'espoir d'une émancipation et décident, pour la plupart, de soutenir l'effort de guerre. 2. Une fois ceux-ci déduits, le total des instructeurs français est de 320[38]. Dès août 1914, la politique officielle de stricte neutralité est contestée par un certain nombre de citoyens américains qui désirent manifester leur sympathie pour la France et ses alliés et les idées pour lesquelles ils combattent. pour préparer l'arrivée du gros des troupes. L'Amérique de la Première Guerre mondiale n'est pas encore « l'arsenal des démocraties » qu'elle sera pendant la Seconde, cependant l’appui économique et financier des États-Unis se révèle décisif bien que son complexe militaro-industriel, hors construction navale, soit balbutiant. André Kaspi rapporte qu'en outre, les États-Unis étaient réticents à s’engager aux côtés de l’Entente car si celle-ci regroupait les démocraties occidentales (France et Grande-Bretagne), elle y associait l'Empire russe qui, au niveau institutionnel, ne différait pas de l’Empire allemand. La mutinerie d'août 1917 à Houston d'une partie du 24e régiment d'infanterie, afro-américain (causée par des violences policières envers une Noire), limite cependant l'envoi des soldats afro-américains à la 92e et 93e division d'infanterie [7]. Il aurait organisé des pogroms contre les Juifs, opprimé les Polonais (au point qu'en 1908, avec l'émigration, Chicago était la troisième ville polonaise du monde, après Varsovie et Lodz), et de façon générale était jugé autoritaire et théocratique. « En 1914, les États-Unis étaient des emprunteurs à hauteur de trois milliards de dollars qu’ils devaient à l’Europe, principalement sous la forme de capitaux européens investis aux États-Unis. Les principaux ports utilisés tant pour les hommes que pour les approvisionnements furent les suivants : Aux abords des ports les plus importants furent établis d'immenses magasins et zones de stockage : Montoir-de-Bretagne à l'arrière de Saint-Nazaire, Saint-Sulpice-et-Cameyrac et Izon près de Bordeaux et Miramas près de Marseille. Quatre divisions d'infanterie sont mises immédiatement à l'instruction. La plaque suivante est déposée sur le cercueil embarqué pour les États-Unis : « An unknown American who gave his Life in the World War » (« Un inconnu américain qui donna sa vie dans la Guerre mondiale »). Le 11 novembre 1918, l’armistice marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale. L'ensemble de ces volontaires est toutefois regroupé sous l'appellation Lafayette Flying Corps. Ce refus sera largement commenté et moqué par une partie de la presse américaine de l’époque. L’économie américaine est en passe de devenir la plus importante du monde, selon Paul Jankowski, historien et professeur à l’Université de Brandeis aux États-Unis. Deux autres armées sont créées par la suite. Une délégation de cette escadrille défile devant les statues de Washington et La Fayette, à Paris. Les États-Unis n’auront donc pas attendu la Première Guerre mondiale pour devenir une puissance économique majeure. Le contrôle de la conception et de la construction des monuments et des marqueurs permanents de l’action de l'armée américaine qui sont érigés par des citoyens américains ou des organisations, tant publiques que privées, et encourager leur entretien. En 1918, l’Europe sort affaiblit après la Première Guerre mondiale. 5 de ces engins servis par des canonniers de la marine américaine ont été utilisés durant les 3 derniers mois de la guerre. Gilbert Nicolas, Eric Joret, Jean-Marie Kowalski. Leur influence se fait sentir dans tous les domaines, on peut citer les progrès réalisés dans les soins des animaux grâce au concours des vétérinaires américains ou l’utilisation du macadam qui vient améliorer l’état des routes françaises avant qu’elles accueillent les convois américains. Les séquelles de la Grande Guerre (1914-1918) - La Première Guerre mondiale (14-18) laisse l\'Europe en ruine et endettée, avec onze millions de tués, quatre empires abattus et des citoyens désillusionnés. Le 28 juin 1917, la 1re division d'infanterie américaine (surnommée « The Big Red One », « le grand rouge », qui correspond à son insigne) débarque à Saint-Nazaire. Le 14, sans doute encouragé par cette prise de contact, le président américain envoie une seconde note, toujours sans consulter quiconque. RFI - Actualités, info, news en direct - Radio France Internationale. Elle se réalise dans un contexte chargé de … Pas d’expérience, mais d’équilibre. Une des premières missions confiées à Pershing par Wilson est de mettre sur pied une armée américaine indépendante. On compte une vingtaine de camps d’entraînement qui s’étendent dans une zone allant au sud de la Meuse, au nord des Vosges et de la Haute-Marne, dont ceux de Gondrecourt-le-Château (Meuse), Vaucouleurs (Meuse), Neufchâteau (Vosges) et Bourmont (Haute-Marne). Aux côtés de ses alliés (la Serbie, la Russie et la France), il livre bataille aux empires allemand et austro-hongrois. Ainsi de jeunes Américains volontaires jouent un rôle significatif dans l’évacuation des soldats Français lors de la bataille de Verdun en 1916 et 1917. Aux côtés d’Antoine Béclère, directeur du service radiologique des armées, elle développe l'utilisation de la radiologie médicale et participe notamment à la conception d’unités chirurgicales mobiles, dix-huit voitures (achetées grâce à des fonds américains) sont équipées en unités mobiles de radiographie, surnommées les « petites Curies », elles sont envoyées sur le front. Un soldat américain, Henry Gunther, est considéré comme la dernière victime de ce conflit. Civils et Militaires dans la 1ère Guerre Mondiale 1914-1918 Introduction : Dès la fin du XIXème siècle, les États Européens s’opposent sur le plan économique, politique, et territorial. En novembre 1918, le personnel américain du chemin de fer s'élève à plus de 30 400 agents pour un parc de 14 000 wagons et de 1 380 locomotives. L'Europe pacifiée ne commencera à voir le jour qu'après la Seconde Guerre mondiale et sera finalement une réalité après la chute du mur de Berlin et la libération de l'Europe de l'Est. Pour chaque homme qui débarque, une tonne de matériel arrive également en France. 1918 et après la guerre 1917 Les Américains en train de construire les nouvelles méchanismes après la Première Guerre Mondiale À la fin de la Première Guerre Mondiale, le président des États-Unis, Woodrow Wilson, a suggéré un nouveau principe pour fonder une nouvelle ordre. Or, la Révolution russe encourage le rapprochement des États-Unis[5]. Beaucoup d’innovations apportées par les soldats du Nouveau Monde vont être des petites révolutions pour les Français. Enfin 22 divisions sont créées dans le cadre de la mobilisation, elles prennent les numéros de 76th à 97th. Pourquoi la Première Guerre mondiale est-elle une Guerre totale ? Durant les premières années de guerre, l’Entente emprunte 2,3 milliards de dollars alors que les banques américaines ne prêtent que 26 millions aux puissances centrales[9]. Pour les Américains, la conclusion du conflit par le traité de Versailles amène une amère désillusion. C’était maintenant les Européens qui étaient redevables de cette somme. Dans le cadre de l'engagement américain, un vaste effort d'infrastructures médicales est engagé. La Premiere Guerre mondiale 1. Les alliés européens fournissent une grande partie du matériel purement militaire utilisé par les Américains[5]. Voici des chiffres tirés de plusieurs sources : Les forces américaines ont perdu, selon les statistiques officielles arrêtés au 31 décembre 1918, 116 516 hommes (53 402 tués au combat et 63 114 morts accidentelles ou de maladies), la grippe de 1918 ayant fait des ravages, et eurent 206 000 blessés durant ce conflit[53] dont 431 tués et 819 blessés pour l'US Navy, 2 461 tués et 9 520 blessés pour les Marines[54]. La La 1st Infantry Division est la seule unité d'active immédiatement mobilisable par l'armée américaine. Il n'y a pas en ce moment d'autres questions que de combattre. Les États-Unis sont les grands gagnants du conflit mondial. Ces traités, ... Hultschin) et à la Pologne (Poznan, la Prusse occidentale et la Haute-Silésie). Ils sont en principe la conséquence des méthodes de calcul (assimilation ou non des disparus dans la colonne des morts), mais également des éventuelles erreurs ou approximations commises par les responsables du comptage. Fréquentation certifiée par l'ACPM/OJD. Après la déclaration de guerre, l'aide américaine joue un rôle décisif dans la victoire des Alliés. Les Américains dans la Guerre, http://www.invalides.org/images/14-18-light%20fiches%20DRHAP/USA-guerre.pdf, AEF FACT SHEET MANPOWER, ORGANIZATION & CASUALTIES, J'irai voir en Amérique : Lafayette - we are here, http://pagesperso-orange.fr/grande.guerre/avril18.html, http://blog.pays-du-nord.fr/cire%20tracir/, http://www.firstworldwar.com/battles/cantigny.htm, http://www.firstworldwar.com/battles/belleau.htm, http://grandeguerre1418.unblog.fr/tag/les-lieux-de-memoires/, http://membres.lycos.fr/dvo/1918/3e%20dius.htm, Quartermaster Supply in the AEF, 1917-1918, « Naval Monument - Mémorial américain de la Première Guerre mondiale », Les camps américains de Gièvres | 1917-1919, Offensives franco-américaines en Meuse - L'installation des Américains en Meuse, La rivalité franco-américaine : l’instruction des soldats américains en France (1917-1918), Histoire du Monde → offensive Meuse-Argonne 1918, Offensives franco-américaines en Meuse - deux batailles décisives, http://www.france-usa.fr/documents/Discours-Ambassadeur-06-09-07.pdf, WWI-Organization: Richard Norton's American Volunteer Motor-Ambulance Corps, 1914-1918 La vie civile sous l'occupation, Association Internationale des Sites et Musées de la Guerre de 1914 - 1918, Mémorial américain de la butte de Montsec (55), Les Amoureux de la Bretagne - cimetière américain de Saint Mihiel (55), Ville de Suresnes, le cimetière américain, Pétition de cinq millions de femmes américaines contre le viol de guerre, États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, États-Unis dans la Première Guerre mondiale, Les plaques commémoratives de l’ambulance américaine de Paris (1914-1917), L'entrée en guerre des États-Unis en 1917, The story of the American Expeditionary Forces, Les armes de la première guerre mondiale (1914-1917), Déclaration d'indépendance des États-Unis, Treizième amendement de la Constitution des États-Unis, Quatorzième amendement de la Constitution des États-Unis, Quinzième amendement de la Constitution des États-Unis, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=États-Unis_dans_la_Première_Guerre_mondiale&oldid=176492748, Histoire des États-Unis pendant la Première Guerre mondiale, Article contenant un appel à traduction en anglais, Article avec une section vide ou incomplète, Catégorie Commons avec lien local différent sur Wikidata, Article contenant un appel à traduction en polonais, Article contenant un appel à traduction en espagnol, Portail:Première Guerre mondiale/Articles liés, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, Portail:Forces armées des États-Unis/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Une avant-garde de 16 000 à 20 000 combattants sera transportée en France début juin. Du 12 septembre 1918 au 15 septembre 1918, a lieu la première grande offensive de l'AEF avec l'aide des Français. En avril 1916, un groupe d'Américains réussit à former, avec l'aide d'officiers français, l'escadrille 124, « l'escadrille américaine » basée sur l'aérodrome de Luxeuil-Saint Sauveur à Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône). La même expérience se reproduira à la Libération en 1944. D’abord résolus à rester neutres, les États-Unis entrent en guerre aux côtés de la France, du Royaume-Uni et de la Russie en avril 1917. L’Europe n’est plus la grande puissance qu’elle était avant la guerre. La Grande Guerre de 1914-1918 est à tort appelée Première Guerre mondiale. . Paradoxalement, alors que les États-Unis sont en train de devenir une puissance économique incontestable, et alors même que le président Wilson souhaitait que son pays occupe une place majeure dans la diplomatie mondiale, les Américains font le choix du repli sur soi, comme l’explique Hélène Harter. De nombreux particuliers participèrent à ce que l'on appelle aujourd'hui des ONG pour venir en aide aux populations civiles prises dans ce conflit. Brest va ainsi devenir le principal port de débarquement (et de réembarquement) des soldats américains et le quartier général de l'US Navy en Europe[30]. D’abord résolus à rester neutres, les États-Unis entrent en guerre aux côtés de la France, du Royaume-Uni et de la Russie en avril 1917. Elle honore le service, les réalisations et le sacrifice des forces armées des États-Unis. Mais avec la Première Guerre mondiale, il y a un basculement dans le sens où cette prise de conscience dépasse ce cercle étroit. Pièces de 90 de Bange modèle 1877. Mais de l’autre côté de l’Atlantique, la guerre a permis aux Américains de changer de statut. La campagne poussait à la mise en culture de terres disponibles, privées ou publiques, autorisant la création de plus de cinq millions de jardins[10] et la production de denrées alimentaires pour plus de 1,2 milliard de dollars à la fin de la guerre[11]. Le délai pour l’acceptation étant de trois jours, et Foch ayant refusé un cessez-le-feu immédiat, les combats continuent jusqu’au 11 novembre. Japon et États-Unis : la rupture et l'entrée en guerre Franklin Delano Roosevelt, déclaration de guerre contre le Japon Si les États-Unis s'engagent ainsi sur le théâtre occidental, leur vigilance est attirée plus encore en Extrême-Orient par l'attitude du Japon. Et cette tension s’exprime pleinement pendant l’élection présidentielle américaine de 1920 où sont présentes ces deux manières d’envisager la place des États-Unis dans le monde. « Je regrette de ne pas pouvoir m’adresser à la gentille population française dans la belle langue de son loyal pays. En fait l'Ambulance américaine de Paris est le nom de l'annexe mise en place pour secourir les blessés du front, qui s'installe dans les locaux du lycée Pasteur de Neuilly, tandis que l'hôpital américain historique reste ouvert aux civils. Un manifeste signé par Blaise Cendrars, écrivain d'origine suisse, parut dans toute la presse appelant les étrangers résidant en France à s'engager dans l'armée française. Dans le New Jersey, le 1er janvier 1915, un incendie eut lieu à la fonderie d'acier Roebling à Trenton. En 1914, l'Europe domine le monde. Il faudra attendre 1945 et la fin de la Seconde Guerre mondiale pour que les Américains, tant démocrates que républicains, assument leur puissance et deviennent l’acteur majeur des relations diplomatiques internationales. Des vêtements, des aliments, des pansements, du tabac, des cadeaux de Noël pour les enfants, etc., sont offerts par un nombre considérable d’associations et de fondations et d'innombrables particuliers. Le général Pershing a reçu les consignes suivantes du président Wilson : Les Français et les Britanniques pensaient intégrer les soldats américains dans leurs unités et sous leur commandement. Elle est la toute première unité américaine engagée sur le sol français. Après les dévastations de la Première Guerre mondiale, les puissances occidentales victorieuses imposèrent aux nations vaincues plusieurs traités. Les États-Unis sont impliqués dans la Première Guerre mondiale avant leur entrée en guerre. Mais cinq mois plus tard, il appellera le pays à livrer bataille à lempire allemand en sexpliquant ainsi : « Il faut rendre le monde sûr pour la démocratie (). Paris cedex 14, Presses Universitaires de France, « Nouvelle Clio », 1997, p. 235-263. Conséquence : le Sénat américain ne va pas ratifier le traité de Versailles et va mettre en place une politique unilatérale, motivée par la poursuite de ses intérêts.